Coudekerque-Branche ne fait pas sortir un lapin de son chapeau, mais un festival de magie qui s’étend sur une semaine. Il commence dès ce week-end avec des spectacles de Pierre Olivier, l’ancien directeur de l’école de magie. Toute la semaine, un théâtre ambulant amènera l’illusion au cœur des quartiers.

Lancé voilà onze ans, le rendez-vous de la magie à Coudekerque-Branche a bien grandi. « On était un gala, maintenant on est un festival, le plus grand au nord de Paris », souligne le maire David Bailleul. Au point de commencer dès ce samedi, une semaine avant les grands spectacles qui en seront le point d’orgue (lire par ailleurs).

Comme un retour aux sources, le festival s’ouvre avec un de ceux qui en sont à l’origine, Pierre Olivier, artiste illusionniste et directeur, pendant dix ans, de l’école de magie de la ville. Il donnera six représentations de son spectacle Brainstorming (remue-méninges), dans lequel figurera le dernier indice du concours permettant de gagner des places pour les grands shows et de deviner le nom de l’invité mystère. Lors de ce rendez-vous « axé sur le mentalisme », le magicien propose « des expériences plus que de la magie ».

Le public sera largement mis à contribution pour ses numéros « bon enfant, c’est de la rigolade ». Au menu, « de la divination extrasensorielle, des carrés magiques » avec des malles, des objets, des mots mêlés, des billets de banque…

Des numéros issus d’une vraie culture magique et portés par la mise en scène : « Avec des objets du commun ou un simple jeu de cartes, on fait plein de choses, mais il faut des connaissances, avoir lu, connaître l’histoire de la magie, des Égyptiens à aujourd’hui. Et on construit une ambiance, une atmosphère autour des tours », raconte celui qui est magicien professionnel depuis plus de quinze ans. Le secret d’un bon magicien, c’est aussi « d’avoir de l’humour et de savoir garder ses secrets », surtout face à un public français « cartésien, qui veut savoir ».

Camion magique

Pour répondre à la curiosité du public, le festival coudekerquois va innover en allant au plus près des habitants, grâce à un… camion, qui se transforme en salle de spectacle de 90 places. De lundi à jeudi, le Théâtre magique de Phil Keller s’installera dans les quartiers de Coudekerque-Branche pour deux représentations gratuites chaque jour.

« Un concept unique en Europe », vante David Bailleul, qui permettra « de démocratiser la magie ».

Spectacles de Pierre Olivier, samedi 18 et dimanche 19 janvier à 11 heures, 14 h 30 et 17 heures, à l’Espace du Maître-de-Poste, rue Béranger. Entrée gratuite. Théâtre magique, à 14 h 30 et 18 h 30, lundi, devant le foyer Paul-Schrive ; mardi et mercredi, place André-Delattre ; jeudi, place Mendès-France. Gratuit.

Un tremplin pour les magiciens

Le festival de magie de Coudekerque-Branche, c’est aussi une compétition. Le vendredi 24, lors d’un spectacle ouvert au public et présenté par le mentaliste belge Carlos Vaquera, une dizaine de magiciens présenteront leur numéro pour décrocher leur participation au championnat de France.

« En 2021, on changera de dimension, prévient le maire David Bailleul. Le festival sera le concours qualificatif aux championnats du monde, qui ont lieu tous les quatre ans. »

Vendredi 24, à 20 h, à l’Espace Jean-Vilar.

Des têtes d’affiche et des spectacles quasi complets

Le festival Les Maîtres de la magie offre trois rendez-vous avec des magiciens professionnels de renom, le week-end des 24, 25 et 26 janvier. Pour chacun, 550 places sont disponibles à l’Espace Jean-Vilar. Enfin, étaient, car la salle s’est remplie très vite.

Le spectacle du dimanche après-midi affiche complet depuis longtemps. Les chanceux, ou les prévoyants, c’est selon, suivront la prestation de Viktor Vincent, le mentaliste de l’émission de TF1 Diversion. Il embarquera le public dans son Mental Circus.

La soirée du samedi 25 est également complète. Le show réunira sept artistes : Gill Ouzier, qui a déjà participé aux Maîtres de la magie ; Fred Razon, qui joue les pickpockets dans l’émission Diversion ; Pierre Xamin et ses changements de masques chinois ; Jérôme Helfenstein et son théâtre d’ombres ; Les Chapeaux blancs, ou l’illusion en noir et blanc ; le jeune Tim Silver, auréolé de son titre de meilleur spectacle magique de l’année et, cerise sur le gâteau, le Canadien Luc Langevin, scientifique et illusionniste très médiatisé.

 

Article de la voix du nord du 19 janvier 2020